Ilvesheim 2026 – jour 3

Samedi 16 mai – Une journée intense, joyeuse, et enfin sous le soleil

7h10. Il pleut. Et tout le monde dort. Une ambiance de fin du monde, mais version douce : pas un bruit, pas un mouvement, juste la pluie et des adolescents en hibernation. C’est le dernier jour complet, demain le car reprendra la route vers Chécy… mais inutile d’y penser maintenant. Votre journaliste préféré est toujours là, prêt à raconter les aventures du jour. Et précision importante : on dit désormais « adolescents ». Le mot « enfants » a été officiellement interdit après deux jours de soulèvement général. Nous avons survécu.

Départ pour le JUZ (prononcé YUZ) à 10h. Certains adolescents m’ont même appelé pour savoir quand on arrivait. Apparemment, quand on n’est pas là, on manque. C’est touchant.

Le JUZ est un lieu incroyable, pensé et aménagé par les jeunes eux‑mêmes. Au rez-de-chaussée : piste de danse, billard, baby‑foot, bar, platine, micro. Les jeunes allemands ouvrent la matinée avec un discours dans les deux langues, puis Sarah présente le programme. À l’étage : studio de montage, salle gaming. À l’extérieur : basket, ping‑pong. Une autonomie exemplaire, qui ferait rêver n’importe quelle ville.

La séance de zumba est animée par l’une des mamans qui accueille nos adolescents. Elle met une énergie folle, et tout le monde suit. Lemon est dans la place, Marc envoie les sons, Margaux enchaîne les paniers. L’ambiance est tellement bonne qu’on se demande si on ne va pas y rester jusqu’à demain.

Pendant ce temps, aucune nouvelle des adultes ni des pompiers. Quant aux membres de Cave… silence radio. On espère qu’ils ne sont pas perdus dans un vignoble.

À midi, les familles viennent récupérer les adolescents pour manger. Mauvaise nouvelle pour eux : ils auraient préféré rester au JUZ toute la journée. On verra si à 14h, ils montent dans le car avec la même motivation.

Direction ensuite le Luisenpark, situé en plein centre‑ville, l’un des plus beaux parcs de la région. Espaces verts impeccables, végétation luxuriante, jeux d’eau… et miracle : le soleil est enfin là. On a presque applaudi.

Et c’est dans ce parc, au cœur même de Mannheim, que se trouve l’une des plus grandes colonies de cigognes d’Europe. Les nids sont perchés en hauteur, il faut lever les yeux. Les cigognes ont une envergure de 1,80 m, un bec de 30 cm, et ne chantent pas : elles claquent du bec. On observe aussi des cigognes africaines et des ibis.

Chaque nid est construit selon les préférences de la cigogne, un peu comme les chambres des adolescents : chacun son style, chacun son chaos organisé. Elles reviennent chaque année pour réparer ou agrandir leur nid. Distribution de jumelles : succès immédiat. Les adolescents entrent même dans une réplique de nid de deux mètres de diamètre pour se rendre compte de la taille réelle.

Petit quiz : un cigogneau pèse 70 g à la naissance, multiplie son poids par dix en quatorze jours, et ses ailes poussent d’un centimètre par jour. Au bout de trois semaines, il atteint la taille de ses parents. À 16h28, le cours se termine. Quartier libre jusqu’à 17h15. La fatigue se lit sur certains visages. Les concernés se reconnaîtront.

Pendant ce temps, notre président et les membres de Cave visitent les vignobles. Tout semble aller très bien, surtout si l’on en croit les rappels insistants de Philippe de ne pas oublier les bouteilles dans le car. Quand un message est répété trois fois, c’est qu’il y a une histoire derrière.
Les pompiers, eux, ont trouvé un nouveau loisir : découper des voitures. Une activité comme une autre. Au moins, c’est cohérent avec leur métier.

Retour chez les familles à 18h pour un peu de repos.

À 19h30, rendez‑vous à la Mehrzweckhalle (salle polyvalente) d’Ilvesheim pour un grand dîner réunissant familles, Français, Allemands, adolescents, pompiers, associations et élus. Les tables sont dressées, le buffet est prêt, l’ambiance est chaleureuse.

Avant le dessert, place aux discours. Le maire d’Ilvesheim, Thorsten Walther, ouvre la soirée. Discours non traduit : votre humble reporter n’a pas tout compris, à part le nom d’Isabelle Glomeron, cité plusieurs fois. On suppose que c’était positif.

Isabelle prend ensuite la parole avec un discours émouvant.

Les deux maires remercient leurs équipes et échangent des cadeaux.

Philippe Coutellier, président de l’AJIC, invite les adolescents à monter sur scène pour offrir un présent de la part du jumelage de Chécy.

Photos officielles, sourires, applaudissements.
Dernière soirée, et on le dit sans exagérer : ce voyage a été une découverte exceptionnelle, riche pour toutes les générations. Et surtout, une évidence : ce lien doit continuer à vivre, grandir, et se renforcer.

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